Cap-Haïtien : la DINEPA sous le feu des critiques après la dégradation persistante des routes


Cap-Haïtien, 8 avril 2026 —
 

La situation des infrastructures routières au Cap-Haïtien continue de susciter colère et incompréhension. En cause : les interventions répétées de la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), accusée par de nombreux citoyens de détériorer les chaussées sans assurer leur réhabilitation.

Dans un micro-trottoir réalisé par StandardMania, des habitants de plusieurs quartiers, notamment Zo Vincent, Charrier et Vertières, ont exprimé leur ras-le-bol face à des travaux jugés anarchiques et interminables.

À Zo Vincent, un riverain dénonce une situation devenue invivable : « Chaque semaine, ils creusent, mais ils ne rebouchent jamais correctement. Nos rues sont devenues impraticables. On dirait que les autorités ne respectent pas la population. »

Même son de cloche à Charrier, où une citoyenne pointe du doigt l’inaction prolongée : « Cela fait plus de deux ans que les travaux traînent. On se demande s’ils savent vraiment ce qu’ils font. C’est soit un manque de volonté, soit une incapacité totale à gérer ces chantiers. »

À Vertières, un autre habitant s’indigne des conséquences quotidiennes : « Nos véhicules s’abîment, nos déplacements deviennent dangereux. La DINEPA agit comme si elle n’avait aucun compte à rendre. C’est inacceptable. »

Les conséquences de cette gestion décriée se font déjà sentir. Ce mardi matin 7 avril, en face du Tropicana Night Club, non loin de Carrefour Champin, un véhicule a été accidenté après avoir chuté dans un trou creusé par des agents de la DINEPA, illustrant les risques auxquels la population est exposée au quotidien.

Contacté pour une réaction, le responsable de communication de l’OREPA Nord, Bendjy Oricia, s’est montré réservé : « Je ne suis pas habilité à m’exprimer officiellement au nom de l’institution », a-t-il déclaré dans un message WhatsApp adressé à la rédaction.

Ce silence institutionnel ne fait qu’alimenter davantage les critiques. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité, ou la volonté, de la direction régionale de l’OREPA à mener à terme ces travaux entamés depuis plus de deux ans. Entre déficit de leadership et absence de planification rigoureuse, la gestion de ces chantiers soulève de sérieuses préoccupations.

Pendant ce temps, la population du Cap-Haïtien continue de payer le prix fort d’une situation qui, loin de s’améliorer, semble s’enliser dans une spirale d’inefficacité et d’irresponsabilité administrative.

La Rédaction de StandardMania 
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