Kelly C. Bastien justifie son adhésion au Pacte national pour la stabilité et les élections


L’ancien sénateur du Nord, Kelly C. Bastien, président du parti Tèt Ansanm pou Jistis ak Pwogrè, a officialisé son adhésion au Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Dans une déclaration publique, il a exposé les motivations politiques et stratégiques qui ont guidé sa décision, tout en reconnaissant les limites du document.

Par Hugues Michel | Cap-Haïtien, 25 février 2026 –

Kelly C. Bastien, ancien parlementaire du département du Nord et dirigeant du parti Tèt Ansanm pou Jistis ak Pwogrè, a rejoint plusieurs organisations et formations politiques en signant le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.

Dans une déclaration rendue publique, le leader politique a précisé que cette décision s’inscrit dans le contexte particulier de la conjoncture nationale. Selon lui, la signature du Pacte répond à plusieurs impératifs majeurs.

D’abord, il estime nécessaire de contribuer à faire de la transition actuelle la dernière du pays. « Certains dirigeants semblent plus à l’aise dans les périodes de transition, alors que c’est à travers des élections que doit s’acquérir la légitimité politique », a-t-il fait valoir, plaidant pour un retour à l’ordre constitutionnel par la voie des urnes.

Ensuite, Kelly C. Bastien a insisté sur le principe d’équité électorale. Il considère que les partis appelés à participer aux prochaines élections ne devraient pas occuper de postes gouvernementaux, notamment les postes régaliens, afin d’éviter toute utilisation des ressources financières et matérielles de l’État à des fins partisanes.

Le président de Tèt Ansanm pou Jistis ak Pwogrè a également évoqué les changements constitutionnels en discussion, particulièrement ceux relatifs au processus électoral. Dans cette perspective, il juge inopportun de s’isoler du débat. « Nous devons rester dans un espace de discussion pour défendre les idées et les intérêts de notre parti », a-t-il soutenu.

Tout en reconnaissant que le Pacte n’est pas un document parfait, Kelly C. Bastien a souligné qu’aucun accord politique ne peut satisfaire pleinement toutes les parties. « Il aurait pu être rédigé autrement et de meilleure manière, mais lorsqu’on est dans un groupe, on ne peut pas uniquement insister sur ses propres préférences », a-t-il déclaré, ajoutant que la participation au mécanisme de suivi permettra d’apporter les améliorations nécessaires.

Enfin, il a tenu à tempérer toute attente irréaliste. Selon lui, la signature du Pacte ne garantit ni partage automatique de responsabilités pour tous les partis signataires, ni pouvoir absolu pour l’un d’entre eux. Une mise au point qui vise à rappeler que l’accord se veut avant tout un cadre de stabilité et d’organisation électorale, et non un instrument de distribution de privilèges politiques.

Hugues Michel 

La Rédaction de StandardMania 
L'information objective en temps réel !
E-mail : standardmaniah@gmail.com 
Téléphone : +50932745054

Publier un commentaire

Plus récents Le plus ancien